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mardi 21 septembre 2010

Critique de Piranha 3D

Piranha 3D était l'un des films les plus attendus de la rentrée. C'est un remake du film du même nom (1978), à l'origine duquel il y a deux français : Alexandre Aja (réalisateur) et Grégory Levasseur (scénariste).


Un tremblement de terre ouvre une brèche au fond du lac Victoria, Arizona, d'où s'échappent des centaines de piranhas préhistoriques dont la dentition meurtrière relaie ceux d'aujourd'hui au statut de Némo. Pas de bol donc pour tous ces ados surexcités débarquant dans la petite ville de Lake Victoria pour les vacances de Pâques, qui ont juste prévu de faire la fête non-stop sur leurs bateaux.

Ce ne sera pourtant pas la bière qui va couler à flot mais bien le sang. Le carnage peut commencer.

Qu'on se le dise, Piranha 3D est essentiellement un film gore, dû à l'abusif final cut dont il a bénéficié de la part de ses producteurs dans le but d'aller directement aux scènes insoutenables.
On y trouve cependant une touche française avec des femmes nues qui reviennent dans de nombreuses scènes. Ce détail contredit la manie hollywoodienne de ne rien montrer de l'anatomie intime.

Les scènes gores donnent mal au ventre et ne sont parfois même pas liées aux piranhas ; comme cette malheureuse bimbo dont la chevelure soyeuse se prend dans l'hélice d'un bateau. Résultat : le visage part avec le cuir chevelu et on a tout de suite moins envie de grignoter du pop corn.


Néanmoins, l'histoire est crédible et la fin du film nous offre une belle scène d'action - un peu cliché tout de même - où le jeune héro plonge sauver sa belle qu'il aime en secret...et prend le temps de l'embrasser alors qu'une cinquantaine de piranhas sont à leurs trousses...

On finit par s'habituer à cette mer rouge dans laquelle la chair en lambeau flotte et où les baigneurs fêtards tentent sans espoir de se trainer hors de portée des dentiers déchiqueteurs, tenant leur entrailles pendantes et membres estropiés. C'est alors que l'on nous coupe dans notre élan par une fin brusque, inattendue, à première vue déroutante, mais idéale quand on y réfléchit bien. Une fin qui laisse la possibilité à une suite potentiellement intéressante.




3 commentaires:

  1. Merci d'avoir inaugurer ce blog !
    Voilà un film qui a l'air trés peu inspiré, à l'image de son affiche qui ne fait que reprendre l'affiche du film de Spielberg, Jaws : http://www.discodrome.fr/wp-content/uploads/2008/06/jaws.jpg

    Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est le final cut ?

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  2. Le final cut c'est lorsque, une fois toutes les scènes tournées, le film arrive entre les mains du producteur qui décide du montage final. Il peut ainsi choisir de supprimer certains passages qu'il juge d'un intérêt moindre pour raccourcir le film où dans le cas de Piranha 3D, favoriser les scènes gores.

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  3. merci
    c'est une caractéristique du système hollywoodien : les producteurs ont le dernier mot en matière de montage, parfois au détriment des choix de montage du réalisateur. C'est pourquoi on peut se retrouver avec un film trés gore, alors qu'il ne l'était pas forcément dans la tête du réalisateur, mais parce que le producteur a pensé que ça plairait plus au public, et que donc il avait plus de chances de rentrer dans ses frais!
    Hitchcock avait trouvé une solution : il tournait trés peu de rushes, il faisait trés peu de prises, pour limiter la liberté du monteur (ce qui nécessite de sacrèment tout prévoir à l'avance, avant de tourner). C'est pourquoi on trouve parfois dans les éditions DVD des films hollywoodiens le "director's cut", le montage du réalisateur, mais qui n'est pas forcément sorti en salle, et qui est parfois trés différent du montage final, final cut, décidé par les producteurs.

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