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jeudi 30 septembre 2010

...: Quand le sang devient mon encre :...

J'ai dévoilé ma détresse
À toi, Ô ma pâle déesse
Avec tes sombres grâces
Mon cœur a tendrement brisé la glace
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Je te hais et je t'aime, Ô ma pâle déesse
Dans mon cœur réside un puissant et puant poison
Dont la source est cette douce détresse
De laquelle tu m'as tiré pour me plonger dans un abîme plus profond
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Je n'hésite plus à tirer le poignard
Pour te faire payer mes douleurs qui sont ton Art
Celui de me tirer de la fange
Pour me donner un mal encore plus étrange
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Peu m'importe à présent, Ô ma pâle déesse
À la fois ma muse, ma catin, ma traîtresse
Tes beaux tours ne sont rien, une fois ta pelisse retirée
Celle qui cache ta chasteté tant de fois recréée
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Tu m'as montré ton cœur de succube, ton noir venin
Rapidement, tu m'as fait comprendre que je n'étais pas le seul
À qui tu as joué tes vilains tours, avant de m'abandonner sur le seuil
Maintes fois j'ai voulue que tu n'appartienne qu'à moi, en vain
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Mais ce soir, de ma plume déterminée, traçante et cinglante
Sur ce papier, enfin! j'ose te l'avouer, sans effusions sanglantes
Que mon cœur a définitivement sombré, que jamais plus je ne t'aimerai
Qu'à présent, ceux qui goûterons ta volubile beauté seront les chiens affamés
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Dès ce soir, mon corps et mon cœur iront rejoindre une autre, Ô ma traîtresse
Ma catin, ma salope, celle qui m'a fais goûter au calice de la tendresse
Ton noir parfum sera à jamais banni de ma demeure, de mon âme et de mon cœur
Qu'à présent, ta détresse se fasse entendre aux confins de mes anciennes douleurs
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Je te maudis, Ô ma pâle déesse, de m'avoir ainsi retiré le bonheur qui me revenais
Retourne dans l'antre des Enfers, car à présent, tu ne me retrouva jamais
Que ce soit dans tes bras, ta chair ou tes jeux, ceux voluptueux et dangereux
Je te bannis de mon cœur, celui que tu as détruis et à présent tu ne sera plus dans mes enjeux
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De ce poème, ne retiens qu'une chose, bien plus profonde que ces vers
Que malgré tout, où que tu sois, sur la mer, dans les cieux ou aux Enfers
Qu'en moi, ton puant poison a fais une naître une tendre et douloureuse passion
Et que par tout les chemins que mon âme prendra, dans mes pas se trouvera l'ombre de cette union...

...: Quand la philosophie se fait après trois bière :...

Nous vivons dans un monde de promiscuité, où il est tout simplement impossible de vivre sans les autres, que nous le voulions ou non. Peut importe l'endroit où l'on se trouve, il y aura toujours l'autre ou nous aurons toujours besoin de l'autre. Peu importe ce qu'en pense certains. Même si l'on est enfermé dans sa chambre, volets baissés et portes fermée, tout ce qui nous entoure a été fais par un autre, que ce soit le lit, l'ordinateur ou les livres. Le bruit de la vie des autres nous entoure et nous rassure.
L'être humain n'est pas fais pour vivre en solitaire. Vous aurez beau dire que non, l'hurler à la face du monde, vous n'y changerez rien. La solitude est une idée si abstraite, que jamais elle ne pourra être mise en pratique, peu importe nos efforts: l'Autre sera toujours présent, même si l'on est perdu en forêt. L'humain a mis sa trace partout, il a appris à contrôler les éléments, retarder la mort du plus qu'il le pouvait. Impossible de vivre sans l'autre. Nous avons besoin de sa chaleur, de ces rires, de sa joie et même de sa tristesse.
Nous ne sommes jamais seuls et nous ne le souhaitons jamais réellement. La personne qui "s'isole" ne fais qu'envoyer un appel au secours, parfois entendu par certains. Ces derniers se dépêchent d'aller aider cette personne qui pourra les rejeter, même si cette action lui met du baume au cœur. L'être humain cherche quelqu'un qui pourra l'aimer pour ce qu'il est. Il est tellement obsédé par cette envie qu'il lui arrive de se renier, pour ressembler à ce que les autres souhaitent qu'il soit. Mais il n'en résultera qu'une destruction intérieure, l'amenant à chercher de nouveau la solitude pour se retrouver, et ce jeu odieux, stérile, continuera...
Vous direz sans doutes que le thème de se texte, on vous a bassiné avec, mais pourtant... C'est un fait, et les preuves sont là: nous ne pouvons pas vivre sans les autres, sans leurs chaleurs, leurs émotions, leurs présences, leurs haines, tout ce qui fait un être humain.

...: Cherchons nous d'abord, ensuite nous chercherons les autres. Aimons nous, sinon nous ne pourrons jamais aimer les autres :...

mardi 21 septembre 2010

Critique de Piranha 3D

Piranha 3D était l'un des films les plus attendus de la rentrée. C'est un remake du film du même nom (1978), à l'origine duquel il y a deux français : Alexandre Aja (réalisateur) et Grégory Levasseur (scénariste).


Un tremblement de terre ouvre une brèche au fond du lac Victoria, Arizona, d'où s'échappent des centaines de piranhas préhistoriques dont la dentition meurtrière relaie ceux d'aujourd'hui au statut de Némo. Pas de bol donc pour tous ces ados surexcités débarquant dans la petite ville de Lake Victoria pour les vacances de Pâques, qui ont juste prévu de faire la fête non-stop sur leurs bateaux.

Ce ne sera pourtant pas la bière qui va couler à flot mais bien le sang. Le carnage peut commencer.

Qu'on se le dise, Piranha 3D est essentiellement un film gore, dû à l'abusif final cut dont il a bénéficié de la part de ses producteurs dans le but d'aller directement aux scènes insoutenables.
On y trouve cependant une touche française avec des femmes nues qui reviennent dans de nombreuses scènes. Ce détail contredit la manie hollywoodienne de ne rien montrer de l'anatomie intime.

Les scènes gores donnent mal au ventre et ne sont parfois même pas liées aux piranhas ; comme cette malheureuse bimbo dont la chevelure soyeuse se prend dans l'hélice d'un bateau. Résultat : le visage part avec le cuir chevelu et on a tout de suite moins envie de grignoter du pop corn.


Néanmoins, l'histoire est crédible et la fin du film nous offre une belle scène d'action - un peu cliché tout de même - où le jeune héro plonge sauver sa belle qu'il aime en secret...et prend le temps de l'embrasser alors qu'une cinquantaine de piranhas sont à leurs trousses...

On finit par s'habituer à cette mer rouge dans laquelle la chair en lambeau flotte et où les baigneurs fêtards tentent sans espoir de se trainer hors de portée des dentiers déchiqueteurs, tenant leur entrailles pendantes et membres estropiés. C'est alors que l'on nous coupe dans notre élan par une fin brusque, inattendue, à première vue déroutante, mais idéale quand on y réfléchit bien. Une fin qui laisse la possibilité à une suite potentiellement intéressante.




jeudi 2 septembre 2010


Sortie Lycéens au cinéma - le 9 Novembre 2010 - 14h - Les Nemours.
The Fly de David Cronenberg - 1986 - VOSTF
2€50


Lectures conseillées :

La Mouche, Georges Langelaan, in Nouvelles de l'anti-monde, 1962.
16 métamorphoses d'Ovide, textes choisis par Françoise Rachmul.